Constat

Il est bon de rappeler les principaux éléments de constat à partir duquel nous engageons nos travaux.

Les études sont nombreuses et variées sur l’état de la planète et de l’humanité aujourd’hui, du point de vue économique, social et environnemental.

Pour illustrer le constat de cette situation globale de manière résumée, le mieux est de partir de l’étude publiée dans la revue Nature en juin 2012 qui a été présentée en introduction du film DEMAIN, par le couple de chercheurs américains Anthony Barnosky et Elisabeth Hadly, dont vous trouverez un extrait ci-dessous.

Depuis le 2 décembre 2014, plus d’un million de personnes en France ont vu ce film documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent. Ce film démontre que partout dans le monde des solutions existent. Il est extrêmement positif et encourageant, cependant il se raccroche à des éléments d’actualité qui concernent le constat de la situation qui a été décrit par une équipe scientifique internationale et présentée comme une déclaration choc dans la revue Nature en juin 2012 à destination de l’humanité. Par un extrait du dossier de presse de présentation du film nous pouvons retenir en quelques lignes les principaux éléments définissant ce constat général.

Extrait du dossier de presse de DEMAIN le film :
 
Elizabeth Hadly travaille à l’université Stanford dans le département des sciences environnementales. Son époux, Anthony D. Barnosky est chercheur en paléontologie mais aussi professeur de biologie intégrative à l’université de Berkeley en Californie. Il a passé plus de trente ans à analyser les changements climatiques du passé à l’échelle de la planète et leur influence sur l’évolution des espèces, mais surtout les enseignements à tirer du passé.
En 2010, Elizabeth et Anthony participent avec une vingtaine d’autres scientifiques à un atelier de l’Université de Berkeley dans le cadre d’une initiative de recherche du campus. Il en ressortira cette étude signée par l’équipe pluridisciplinaire de chercheurs et publiée en juin 2012 « Approaching a state shift in Earth’s biosphere ».
L’article aura un impact mondial immédiat. Le constat est simple : si nous ne changeons pas nos habitudes, nous assisterons au probable effondrement des écosystèmes à l’horizon 2040 – 2100.
Pour la première fois, un effondrement global des écosystèmes apparaît plausible à des scientifiques.
Même s’il est difficile de prévoir en quoi consistera le nouvel équilibre, tout laisse penser que nous ne pourrons plus vivre nos civilisations telles que nous les connaissons. L’évènement se produirait non pas en quelques siècles mais en quelques années, ce qui rendrait impossible toute adaptation concertée.
En dépit de ce constat, Élisabeth et Anthony refusent de renoncer à l’espoir. « Les humains sont assez intelligents, et si nous multiplions vite des actions positives, nous pourrions peut-être inverser le cours des choses. »
Pour illustrer ces perspectives d’actions positives, commençons par voir ou revoir un extrait du premier chapitre du film DEMAIN, avec Mary Clear et Pam Warhurst, co-fondatrices du mouvement Incredible Edible Todmorden.

« Alors Mary et moi, ensemble, on a créé ce mouvement. On ne se disait pas : « Est-ce qu’on va sauver la planète ? » On a juste commencé là où on était.

(Cyril Dion) – Et après, qu’avez-vous fait ?

Nous avons organisé une réunion ici : Quel avenir pour vos enfants ? Quelle nourriture ? Et 60 personnes sont venues.

– Nous étions stupéfaites !

– On ne savait pas quoi faire. Nous n’étions pas prêtes ! On en espérait 5.

On a créé Incroyables Comestibles, la fille de Mary a trouvé le nom. Nous avons inventé l’idée de jardins-propagande et de routes potagères devant les écoles, les immeubles…

C’était intéressant, drôle, vivant, des petites choses simples pour changer nos vies.

Voilà où nous en sommes : la nourriture au cœur des rues, devant chez le médecin ou à la gare. À quoi bon ces jardins, si personne ne les voit ? Il en faut là où les gens se parlent : dans une rue passante, qui servait de toilettes pour chiens, que plus personne ne respectait.

Nous avons créé une raison de se parler grâce à une plante. C’est fou, non ? Des inconnus se retrouvent devant un massif et discutent. Voilà ce qu’il nous faut pour l’avenir : se connecter les uns aux autres. Je suis convaincue que la nourriture et la conversation, c’est la réponse. »