Accueil L’autonomie alimentaire des villes pour 2020 Grenoble en chemin vers l’autonomie alimentaire

Grenoble en chemin vers l’autonomie alimentaire

Éric Piolle, Maire de Grenoble, déclare : « L’alimentation est au cœur de la transition écologique, sociale, démocratique et économique. Avec déjà 2 tonnes de légumes frais produits dans les serres municipales chaque année, 50% de repas bio et/ou locaux dans les cantines scolaires, Grenoble est en route vers l’autonomie alimentaire. À travers sa contribution aux États généraux de l’alimentation, Grenoble s’engage pour le bien vivre, vers plus de bio, de local, de traçabilité. »

La Ville a déjà entrepris de nombreuses actions pour une alimentation saine, sure, durable et accessible à tous. Grâce à différents leviers : la restauration collective, l’action sociale, le protocole, l’éducation à l’environnement et le soutien à l’agriculture urbaine, un certain nombre de concrétisations ont vu le jour :
– Cantines scolaires :
. 50% de composantes bio et/ou locales
. au moins 1 recette végétarienne par semaine depuis cette année
. un premier repas végétarien, bio, local, et fait maison le 14 novembre, avec une sensibilisation d’ADABio.
– Protocole :
. boissons 100% bio et locales et aliments 80% bio,
. réduction de 50% des déchets/gaspillage
– Self municipal :
. 30% du budget alimentaire du self municipal pour produits bio et/ou locaux
. 2 tonnes (>10%) de légumes frais sont produits dans les serres municipales
– Crèches :
. grâce au marché Mangez bio Isère dans les crèches, 5 crèches sont livrées à vélo en produits bio et locaux
– Solidarités :
. coopération avec les cantines avec Ouagadougou
. participation des enfants à la distribution des Paniers solidaires

Le document d’information présentant la démarche de Grenoble et ses propositions pour l’autonomie alimentaire comprend 5 chapitres :

1 – La restauration collective
2 – Les solidarités
3 – Informer, sensibiliser
4 – Soutenir la transition alimentaire à l’échelle des territoires
5 – L’eau, la terre et l’eau, des biens commun

Chaque chapitre commence par une page descriptive de la thématique avec un état des lieux, suivie de fiches actions en organisées en deux parties avec d’une part “ce que nous faisons à Grenoble” et, d’autre part, ce qui pourrait faire l’objet d’une démarche nationale comme autant de propositions constituant la contribution de la ville de Grenoble aux États généraux de l’alimentation.

À titre d’exemple, pour le chapitre 4, “Soutenir la transition alimentaire à l’échelle des territoires”, il est décrit :
– CE QUE NOUS FAISONS À GRENOBLE –

Le soutien aux filières par la commande publique
Un levier fort de développement économique et de cohésion des territoires.
Ce que nous faisons
– Adaptation des achats à la production présente sur le territoire
– Allotissements adaptés aux capacités de production locales
– Le service protocole, levier de commandes locales
– Mobilisation des critères sociaux et environnementaux, en limitant le critère prix dans l’attribution des marchés (le critère « circuit court » concernant uniquement le nombre d’intermédiaires entre producteur et consommateur, il n’a en réalité pas de pertinence géographique)
– Recours aux fournisseurs locaux de type légumeries
–  Réflexion sur l’intégration aux marchés de rencontres producteurs-consommateurs
–  Assises de la commande publique avec la Métropole
–  Cofondation d’un club inter-entreprises et collectivités pour le développement d’une
agriculture biologique rhônalpine

Les leviers locaux :
. Métropole, département et Région, premiers acteurs de la structuration des filières locales
(valorisation, formation, aide à la structuration)
. Les chambres régionales d’agriculture, espaces de coopération, de formation et d’échange d’expériences
. Initiatives des producteurs et acteurs de la filière (mutualisation, groupements, structures de transformation des produits agricoles…)

La prescription
Les acteurs publics ont une responsabilité d’exemplarité, notamment au travers de leur service protocole
Ce que nous faisons (sans hausse de budget)
. Boissons 100% bio, produits alimentaires 80% bio et 100% locaux
.Travail accru sur les matières premières en substitution de l’achat de produits finis

L’autoproduction
Un levier économique qui mobilise les agents.
Ce que nous faisons
. Production alimentaire municipale : aujourd’hui, les serres municipales fournissent chaque année 2 tonnes de légumes frais à l’usage de la restauration collective. Cela représente plus de 10% des besoins annuels du self municipal.

Téléchargez le document d’information de 17 pages en lien ci-dessous :

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Source – Espace presse ville de Grenoble EN LIEN ICI.

POUR UNE ALIMENTATION SAINE, SURE, DURABLE ET ACCESSIBLE À TOUS

Extrait du dossier de présentation – Manger est une nécessité vitale et l’alimentation est au cœur de nos organisations sociales. L’alimentation est le fondement de la santé de chacun (« la première médecine » dès Hippocrate), le ferment de notre rapport à la terre, le cœur de nos sociabilités, le socle des relations marchandes qui ont structuré le monde que nous connaissons, la question que nous nous posons lorsque nous nous projetons dans l’avenir, l’élément premier qui nous distingue et nous unit, riches, pauvres, quelles que soient nos origines, nos appartenances ou nos convictions.

Pour cela, l’alimentation nous concerne tous. Pour cela, l’alimentation est au cœur de la démarche de transition écologique, sociale, démocratique et économique que nous, élus de la Ville de Grenoble, portons au quotidien dans nos politiques publiques.

Naturellement, il serait illusoire de penser résoudre seuls l’ensemble des problématiques posées par la question alimentaire tant le défi est grand : c’est une responsabilité collective, qui nous incombe à tous, États, collectivités, producteurs, distributeurs, acteurs de la chaîne agro-alimentaire, restaurateurs, acteurs des champs social, éducatif, médical, sportif, organismes engagés dans la coopération internationale, citoyens, consommateurs, parents comme enfants de nos parents. Il appartient à chacun de mettre en œuvre ce qu’il est en mesure de porter, et à tous de s’accorder sur le diagnostic et les transformations nécessaires pour permettre à chacun d’accéder à une alimentation saine, sûre et durable.

Grenoble est une commune de 160 000 habitants installée dans un bassin de vie de 500 000 habitants, au cœur des Alpes. À notre échelle, les principaux leviers dont nous disposons sont ceux de la restauration collective, de l’action sociale, du protocole, de l’éducation à l’environnement et du soutien à l’agriculture urbaine. Notre démarche s’ancre également dans une négociation coopérative avec les autres échelons de l’action publique, notamment avec la Métropole, qui maîtrise le plan local d’urbanisme et dispose de leviers d’accompagnement de la filière au titre de sa compétence en matière de développement économique.

Plus d’infos vers le site de la ville de Grenoble en lien ICI.

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2 commentaires sur “Grenoble en chemin vers l’autonomie alimentaire

  1. Monsieur le maire de Grenoble,
    J’apprécie cette initiative, bravo à vous. Mais à quand les transports gratuits à Grenoble, ville si polluée? Et pourquoi ma ville est-t’elle devenue si sale et taguée? Lors de mon dernier passage je ne l’ai pas reconnue et pour la première fois de ma vie je m’y suis sentie mal. Quelle tristesse!

  2. Bravo pour ces engagements. Se pose tout de même la question des protéines, non? Car si le bio est nécessaire, il nous faut aussi et surtout réduire notre empreinte environnementale due à l’élevage. Sur la métropole lilloise, nous pourrions facilement être autosuffisants…. C’est une question de regard nouveau à avoir sur notre alimentation
    https://agriculture-urbaine-metropole-lille.com/2017/12/11/quand-lelevage-urbain-dinsectes-vient-au-secours-du-rechauffement-climatique/

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