Accueil La Permathérapie PERMATHERAPIE – Les angles morts de la pensée nous rendent vulnérables

PERMATHERAPIE – Les angles morts de la pensée nous rendent vulnérables

Billet n°27 – Les Choix ne peuvent exister sans la  volonté

La volonté est à la première place sur la roue des vertus du travail sur Soi, comme une clé d’entrée.

Il est écrit dans la Noble Tâche à propos de la volonté : « Comme c’est la première des vertus, comment peut-elle s’enclencher, arriver en moi, avant même d’avoir commencé à travailler sur soi ? Eh bien, en disant ça suffit ! J’arrête de souffrir, d’être las, d’être isolé, en colère, frustré, de me sentir un moins que rien…C’est un choix, une décision, une intention, un pacte avec soi-même qui peut opportunément faire suite à une rencontre, une lecture, un film… »

Dans le cadre du travail de recherche et de création que nous avons entrepris François et moi, au sujet de l’autonomie alimentaire des villes – et donc intérieure -, nous sommes amenés à prendre en compte la profondeur des choses.

Notre pensée ne peut être seulement linéaire. Nous nous attelons à synthétiser et à assembler des milliers d’informations qui nous éclairent et nous guident afin de présenter une vision cohérente. Par exemple, l’Agenda 21 de l’Autonomie Alimentaire constitue une proposition de feuille de route qui n’est pas un schéma linéaire mais au contraire un soleil intégratif au centre duquel figure le travail sur Soi, ce que j’ai appelé « prendre soin de Soi ».

Aujourd’hui, j’ai envie de montrer la nécessité d’agir de la sorte pour se dégager des pièges du mental, de son acolyte l’ego ainsi que des émotions perturbatrices limitantes nous empêchant de voir clair.

Le billet précédent N° 26, nous invitait à voir les « normalités » qui s’installent insidieusement et obscurcissent notre vision, pour autant que nous nous laissons aller et que nous n’entreprenons pas ce fameux travail sur Soi. Qu’en est-il vraiment ?

Les limitations de notre esprit, ou en d’autres termes, notre manque d’ouverture d’esprit, constituent des angles morts de la pensée et ceux-ci nous rendent vulnérables car incapables de donner un sens véritable aux évènements dont nous sommes témoins. Un sens est une vision, une direction, un but, et ceux-ci peuvent être partagés. Dans ce cas, le nombre de ceux qui partagent cette vision, lui donne de la force.

Pour illustrer ce que peut être un exemple de pensée linéaire, je dirai que je suis toujours surprise d’observer les dualités récurrentes qui s’installent sur des sujets ordinaires mais non moins essentiels comme celui de la nourriture : viande ou pas viande, cru ou cuit, vin un peu tous les jours ou pas du tout, féculents ou pas, avec ou sans graisses, avec ou sans laitages, etc., etc.

Et pourtant que se passe-t-il malgré ces questions qui peuvent nous paraître très pertinentes et nous sembler voir clair collectivement ? Il y a des burgers même dans les restaurants chics ! Des burgers livrés à domicile à la place des pizzas, de la nourriture industrielle à gogo, des boissons sucrées, des OGM, des pesticides, etc., etc.  (Et aussi des jeans en lambeaux. Excusez-moi, je n’ai pas pu m’empêcher de le montrer alors que cela n’a rien à voir avec la nourriture, mais bien avec nos comportements). Bon, ceci n’est qu’un tout petit exemple qui illustre l’influence profonde, insidieuse et silencieuse que nous subissons et qui limite nos choix et notre vision.

Où veuille-je en venir ? À notre perte de discernement et donc de choix par manque de volonté !

Celle-ci est une nécessité absolue pour nous rendre moins vulnérables. Vulnérables veut dire malades, souffrants moralement, émotionnellement, subissant sans cesse des conflits, des manipulations, des guerres.

Sans volonté, nous ne formulons plus de choix, nous devenons passifs, ce qui permet aux plus forts d’impulser le mouvement qui nous entraîne malgré nous.

Et qui sont les plus forts ? Ceux qui parviennent à leurs fins. Et comment s’y prennent-ils ? En absorbant l’énergie de ceux qui n’ont rien vu, rien entendu et se laisse absorber par manque de volonté pensant qu’ils n’ont pas le choix. C’est comme ça disent-ils, qu’y peut-on ?

Dans le billet 25 était abordé la notion des êtres qui sont plutôt au service de soi, ce sont ceux qui ne font qu’absorber l’énergie, et ceux qui sont plutôt au service d’autrui, c’est-à-dire qui sont dans un échange énergétique plus équilibré.

Dans les faits concrets, cela veut dire quoi ? Qu’il y a ceux qui veulent gagner toujours plus en engrangeant, au mépris du vivant, et ceux qui seraient plutôt pour partager, échanger de manière équilibrée.

Je vous invite ainsi à vous observer, comme il était proposé dans le billet 25, pour apprécier si ce que vous entreprenez est à votre pur service au détriment d’un autre ou de la Terre ou bien plutôt au service d’autrui et de la Terre.

Ce travail d’observation et donc de discernement, est la base de la permathérapie.

Cependant pour démarrer dans cette voie, il faut de la volonté et celle-ci fera inévitablement apparaître des choix.

Rappelez-vous, c’est comme en matière d’intégrité. Cette vertu nous amène à nous poser la question : qui je sers ? À ce moment-là apparaît un choix et donc une orientation possible – au service de quoi, de qui ?

Dans la description de la roue des vertus qui figure dans le livre de la Noble Tâche, il est dit que finalement l’ouverture d’esprit devrait venir avant la volonté, certes, ces deux vertus sont intimement dépendantes. En effet, sans ouverture d’esprit, je crée des angles morts dans ma pensée ce qui me rend vulnérable ainsi que mes proches, mes amis et tout le groupe dans lequel je vis.

Sabine Becker

28 juin 2017

Crédit Photo : http://www.superiorwallpapers.com/nature/one-road-three-ways_5120x2880

Ce billet vous a plu, vous aide dans votre cheminement, vous aimez l’open source? Nous vous invitons à nous soutenir en faisant un don à l’association “Les Cercles vertueux – Prendre soin de Soi de l’autre et de la Terre”. Merci


 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *