Accueil La Permathérapie PERMATHERAPIE – “L’abondance est le fruit du partage”

PERMATHERAPIE – “L’abondance est le fruit du partage”

Billet n°4 – La vertu du partage –

Je souhaite dans ce billet commencer par la vertu du partage.

Non pas qu’elle arrive en tête des autres, mais parce qu’elle est visible actuellement en en donnant des preuves dans beaucoup de villes en France et dans le monde, que les pays soient dits « riches » ou « pauvres », comme le mouvement des Incroyables Comestibles et leur slogan « nourriture à partager » – « food to share » – déjà pollinisé dans 25 pays et 800 villes; comme aussi les gratiferias, les accorderies, les droits d’usage partagés pour les voitures, vélos, logements, etc…

C’est une vertu que nous avons grandement besoin de pratiquer et de développer encore et encore plus en nous, considérant le désastre en cours sur la planète, l’effondrement de la biodiversité, la croissance du dénuement le plus complet pour le plus grand nombre d’entre nous…

Le film Demain et bien d’autres documentaires et ouvrages, nous ont montrés que partout dans le monde des solutions existent. Les réalisateurs de ce film, Cyril Dion et Mélanie Laurent, ont décidé de partager en images, les bonnes idées, les bonnes solutions apportant beaucoup d’optimisme à ceux qui l’ont vu.

LE PARTAGE, UN PUISSANT MOTEUR DE REFONDATION DE NOTRE SOCIÉTÉ HUMAINE

Mais voyons maintenant en quoi le partage est une vertu. Puissant moteur de refondation des liens sociaux, elle a un impact sur la gestion politique, économique et monétaire, culturelle, éducative et spirituelle.

La démonstration, par les résultats alarmants qu’elle a donnée, de la croyance selon laquelle nous sommes tous séparés les uns des autres, est faite. Le constat est là, n’y revenons pas.

Reconsidérer le fait que nous sommes tous reliés, tous interdépendants, est absolument nécessaire pour rendre obsolète le plus rapidement possible, le modèle involutif qui sévit actuellement mais qui est en train de s’affaiblir.

Et cela passe par soi, uniquement par soi, car la vertu appartient à l’homme, elle est en lui, et il est de sa seule responsabilité de la cultiver ou pas.

Je ne vais donc pas développer ici ce que le partage apporte dans les domaines que j’ai cités plus haut (politique, économique, financier, éducatif et spirituel, et du rééquilibrage des territoires amenant la paix), mais proposer comment voir en vous, comment apprécier où vous en êtes vis-à-vis du partage?

C’est la noble tache du travail sur soi, du chemin vers soi.

Je propose pour cela, d’aborder quelques questionnements intérieurs en toute transparence et humilité.

  Pourquoi je partage ?

Est-ce pour être aimé ? Est-ce pour être reconnu ? Est-ce pour rendre l’autre dépendant de moi, me sentir supérieur ? Est-ce pour montrer que je peux donner parce que j’ai réussi et je veux que cela se voit ? Est-ce pour me donner bonne conscience ? Est-ce pour gagner mon paradis comme je l’ai entendu dire dans mon catéchisme ?

En ayant répondu à ces questionnements, je vois où j’en suis avec transparence, intégrité et humilité.

  Qu’est ce qui m’empêche de partager ?

La peur d’avoir moins, donc de manquer.

Pourquoi aurai-je peur de manquer?

Parce qu’il s’agit d’une croyance enfoncée comme un clou dans mon cœur.

Et pourquoi ai-je cette croyance aussi profondément en moi ? Parce que je me nourris essentiellement de l’histoire passée, vécue et revécue par des générations entières qui croyaient être des victimes et qui me l’ont retransmise.

Alors comment faire pour me sortir de cette croyance ?
Eh bien, je vais aller puiser dans mon sac à vertus que je possède en moi, car elles m’ont été données, non je dirais mieux, car je les possède de toute éternité, sauf que je l’ai oublié.

  Comment vois-je  l’autre avec qui je partage?

Comment je le considère, est-il digne de recevoir mon don ? Est-ce que je le juge ? Est-il trop, pas assez, me fait-il peur, est-il antipathique, sympathique, trop jeune, trop vieux etc…

Faut-il une condition pour que je partage ?

Ainsi, je verrai où j’en suis avec cette notion d’unité dans la diversité.

Nous sommes tous reliés, ce que je fais à l’autre, je le fais à moi-même et donc ce que je ne donne pas est perdu.

Est-ce que j’accepte de recevoir ?

Suis-je clair avec ce que l’on m’offre ? Est-ce que je me sens ensuite obligé ?

Si je sais donner sans attendre en retour, je dois être capable de recevoir sans me sentir obligé de rendre, sans me sentir diminué, dévalorisé, moins que rien.

Vous voyez c’est fou ce que la vertu du partage en la travaillant en conscience en soi, me montre qui je suis, avec quelle motivation ou intention j’agis, et où j’en suis dans ma noble tache, dans ma (r)évolution intérieure.

Comment répondre à ces questions ?

Je propose tout simplement de commencer à partager et de voir ce que ça donne.

N’y a-t-il rien que je puisse partager même si je suis dans le dénuement le plus complet ?

Même dans un état dépressif, je peux me poser la question du partage.

Même en état de grand mal-être, de dépendance, de frustration, de colère, rien ne m’empêche si je le décidais, de planter une graine, de la voir pousser et de partager le fruit de la petite récolte avec joie.

Rien ne m’empêche si je le décidais, de partager une idée neuve, de la bienveillance pour l’autre, de la tendresse, de la nourriture, des talents, un savoir-faire, ma présence, une expérience, un sourire, de l’humour, une caresse et je me rendrai compte alors que je possède tout ce que je partage, que je suis riche de tout ce que j’offre.

Je découvrirai que le partage crée l’abondance, comment ?

Tout simplement en expérimentant que je crée ce que je partage.

S’éloignera alors de moi, la peur du manque, la peur de l’autre.

Je verrai ensuite que le partage amène l’échange et que je reçois en retour amitiés, énergies positives, occupations, relations, innovation, enthousiasme, voire même biens matériels qui me manquent.

En quoi la permathérapie va m’aider ?

Et bien pour ceux qui croient que « tous pourris », « tous voleurs », « y a rien à faire », qui se croient victimes du système, des prédateurs, qui n’osent pas, rendez-vous dans des lieux où les gens comme nous tous, mettent les mains dans la terre.

Ceux-ci donnent des graines, des plants, des boutures, et vous partagerez des moments délicieux.

Vous ferez l’expérience que lorsque vous donnez à la terre, elle vous en rend 100 fois plus.

Et là, c’est le début d’une belle aventure qui commence pour vous.

A bientôt mes amis pour la prochaine vertu qui sera la volonté.

Sabine Becker

17 avril 2016

Crédit photos: Incroyables Comestibles de Bayonne – Quand le partage crée la joie et l’abondance.

Ce billet vous a plu, vous aide dans votre cheminement, vous aimez l’open source? Nous vous invitons à nous soutenir en faisant un don à l’association « Les Cercles vertueux – Prendre soin de Soi de l’autre et de la Terre ». Merci.


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2 commentaires sur “PERMATHERAPIE – “L’abondance est le fruit du partage”

  1. chère Sabine j’ai apprécié votre intervention à Capbreton, avec François et surtout que vous mettiez le travail sur soi au coeur du projet , comme Gandhi
    Dans les questions que vous posez plus haut je vois surtout le nécessaire dépassement de l’égo, pas son annihilation, et de l’intellect , pas sa mise au ban.
    Il nous faut aller au delà de ces niveaux les plus fins de notre conscience , les transcender pour expérimenter la source de notre conscience ce que des traditions très anciennes ( notamment le véda) décrivent comme la source de notre propre conscience et en m^me temps de l’Univers tout entier .C’est aussi le champ de toutes les lois de la nature, c’est donc en se ressourçant à ce niveau , régulièrement que nous nous mettons en phase avec la vie , que nous agissons percevons plus en harmonie avec les autres , avec nous m^me

    c’est pourquoi je pratique une technique de méditation depuis 45 ans , comme beaucoup ; je crois qu’il serait bon que nous commencions nos réunions par 10-15 mn pendant lesquelles en silence nous fermons les yeux (ou pas) afin de dépasser le mental , tout au moins le laisser un peu au repos , reposions notre corps et nous rechargions en énergie partagée, quel que soit notre technique ou absence de technique
    bonne journée à vous jpaul

    1. Merci Jean-Paul pour votre témoignage. A la conférence de Saintes suivant celle de Capbreton j’ai pu exposer la roue de vertus. Une personne a fait l’observation suivante au cours des échanges de fin de conférence : “ce qui est proposé dans ce travail sur soi à partir des vertus, permet de shunter le mental”. J’ai été heureusement surprise par ce niveau de conscience exprimé en public qui me conforte dans la justesse de l’axe de travail. Bien à vous.

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