Vos expériences

Cette page est réservée aux personnes qui ont envie de partager leur expérience en matière de permathérapie.
Par exemple, ce que celle-ci vous a apporté comme prise de conscience, comme compréhension de votre propre fonctionnement. Ou encore sur les vertus : où en êtes vous avec le partage ou la transparence.

Prendre soin de Soi, de l’Autre et de la Terre a-t-il enclenché en vous quelque chose de nouveau?

Merci de vos partages.

7 commentaires sur “Vos expériences

  1. Bonjour.

    Je voudrais d’abord vous remercier pour ce site et pour votre approche qui me parait essentielle. Il me semble qu’en effet tout part de l’intérieur. Dans les faits de société, en politique ou simplement dans nos vies, on oublie souvent que derriere chaque acte il y a une peur, un rêve, un désir et bien des choses encore dont nous n’avons pas idée.
    Merci à vous.
    Avec ma compagne nous avons installé il y a quelques jours un bac sous notre fenetre. Nous avons choisi en attendant les premieres pousses de ne pas trop nous manifester pour le moment. Seuls quelques voisins se sont approchés, nous leurs avons fait part de notre projet que beaucoup ont trouvé interessant. Manifestement nous sommes les premiers dans notre ville à tenter l’aventure.
    Dossier à suivre!

    D’autre part, je ramasse les dechets dans les coins de nature des environs. Un jour j’en ai eu marre d’en avoir marre, alors je me suis lancé et les transformations ont commencé. Bien-sur les paysages ont quelque peu retrouvé figure naturelle, mais tout aussi remarquables ont étés les évolutions interieures qui au fil des jours et des semaines se sont révélées à moi.
    Je ne rentrerai pas dans les détails car comme dit Khalil Gibran, « les paroles ne sont que les miettes du festin de la pensée. »
    Pour resumer, j’ai vu la colère disparaitre peu à peu. J’ai appris à sortir du rang, à etre regardé comme un original, à prendre le risque de moqueries, peu probables et de remerciements, fréquents. J’ai appris une certaine patience, à re-nettoyer sans m’en offusquer, un lieu que j’avais laissé propre la veille.
    J’ai dû aussi me poser la question du pourquoi de ces actions, admettre qu’il y a toujours une part égoiste dans ce que nous faisons et qu’il n’y a rien d’anti-naturel à cela.
    Mais le plus important à mes yeux, la plus grande source de paix intérieure, fut d’apprendre que malgré nos bonnes actions, nous n’étions pas mieux que quiconque, que la colère et le jugement pouvaient etre des impasses, le signe d’une mauvaise direction et l’expression d’une générosité, au fond, pas tout à fait claire avec elle-meme.
    Si tout cela revient à prendre soin de soi, des autres et de la Terre, alors je suis peut-etre un permathérapeute qui s’ignore. Ou bien plus probablement, un « perma-marcheur » qui, moins tendu sur son but, apprend à lever les yeux pour profiter enfin du paysage.

    Bonne continuation.

    1. Bonjour Oswaldo,
      Merci pour ta contribution de perma-marcheur ou perma-chercheur. Le terme Perma nous invite finalement à la présence, à être en présence perma-nante. C’est par la vertu de la vigilance, donc de l’attention, de l'(a)tension, sans tension, que l’on peut alors découvrir autre chose que ce qu’il se passe dans la sphère mentale, c’est la connexion. J’aime dire que les plus grandes découvertes que nous puissions faire sont à propos de nous-mêmes. Elles nous guident sans cesse sur notre chemin de vie, car lorsque que j’aurai découvert ce qui me couvrait, me recouvrait, je pourrai l’ôter et enfin lever les yeux et jouir du pays sage. Merci encore.
      Sabine

      1. Bonjour sabine.

        J’aime beaucoup ton expression « a-tension ».
        Nous sommes donc « a-tendus »!
        A bientot.
        Oswaldo

        Ps: bravo pour vos visites en milieu carcéral. Je vous souhaite d’y rencontrer des « souls à haute vitalité spirituelle ».

  2. Bonjour et merci Oswaldo Nieto pour ce beau témoignage.

    Voilà qui va faire plaisir à Sabine qui aime lorsqu’elle a un retour d’expérience de la permathérapie, cela nous aide tous à avancer.

    Pour ma part, je retrouve pas mal de situations que j’ai pu vivre dans ce récit et que je rencontre de plus en plus. Oui, je me suis mis en quête de déchets végétaux pour fabriquer du sol à haute vitalité. Et je me suis rendu compte de l’importance de cet acte de collecte de la ressource qui souvent est considérée comme des déchets. Par exemple, régulièrement, je me rends à la fin du marché pour ramasser des cageots, des palettes et des légumes fanés pour le compostage. Il faut une certaine dose de volonté pour franchir le pas, mais une fois fait, quel plaisir de découvrir que par le changement de regard, le déchet devient de la ressource. Alors comme il y a du déchet partout dans nos villes et alentours, je vois de la ressource partout. Et cela me procure un sentiment de confiance indescriptible. Celle que l’abondance est là. Il est vrai que l’abondance est un état naturel, qu’elle est là, qu’elle a toujours été là, mais qu’aujourd’hui, on commence à se le rappeler. La nature est généreuse autant qu’elle est belle et fragile. Alors, oui, plus que jamais, apprenons à prendre soin de soi, de l’autre et de la terre pour un monde d’harmonie, de beauté et de paix.

    Bonne continuation également.

    François

  3. Bonjour, j’aimerais partager avec vous mon expérience faite à partir de la marelle nourricière de François.
    Je vous écrit depuis l’île de la Réunion.
    J’ai toujours essayé d’avoir un potager chez moi, essayant de le réaliser directement au sol mais ça n’a jamais marché.
    Puis un jour j’ai découvert la marelle nourricière. J’ai d’abord essayé, il y a un an, par un mini bac ds lequel j’ai mis des fraisiers qui sont toujours là et en fleurs !
    J’ai donc récupéré des palettes ds lesquelles j’ai appliqué la technique de la marelle.
    J’ai mis du carton, puis du bois, une couche de vert : tonte de gazon et feuilles de bananier coupées en morceaux, une couche de sec : feuilles et fleurs de bougainvilliers, feuilles de manguier et longanier, feuilles de bananier. J’ai fait 2 couches de vert -sec et j’ai terminé par des épluchures de fruits et légumes, des coquilles d’oeufs et une couche de terreau.
    Le résultat est époustouflant ! En un mois et une semaine j’ai déjà de belles tomates, des haricots, de la salade !
    Je suis tellement ravie qu’un 2eme potager est en cours et j’envisage même d’en faire un 3eme!

    Un grand bravo et merci à François Rouillay !

    1. Merci Béatrice pour ce beau témoignage qui rend compte de l’efficacité de la fabrication du sol avec des déchets végétaux. Sur notre terrasse les tomates comme à rougir et trois aubergines sont presque prêtes à être cueillies!

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